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DEMISSION AU CNSR: PAR ICI LA SORTIE

Publié le 19 mars 2015 par ACDA

Démission au CNSR

 

 

Le comité des experts du Conseil National de la Sécurité Routière (CNSR) vient de perdre deux de ses membres (GOT et PEREZ DIAZ), qui non contents de la politique menée en matière sécurité routière, ont décidé de démissionner, non sans alerter certains médias de leur décision.

Ils en sont partis, mais, de grâce, qu’ils ne reviennent pas.

Voilà des années que ses deux personnes imposent leurs idées en matière de sécurité routière avec une idée fixe la vitesse et la « loi » dite de Nilsson.

Il est « communément admis »  selon eux ou « tous les experts s'accordent  à dire » que la baisse de la vitesse entraîne mathématiquement telle une formule Pythagorienne une baisse du nombre de décès sur les routes.

C’est la solution, rappellent-ils, encore à la suite de leur démission.

Cette formule est honteusement présentée comme universelle  et irrécusable.

En constatant une baisse de 44 % de la mortalité sur la route et une baisse de 11 km/h de la vitesse moyenne de circulation sur 10 ans (2002-2012), il n’en fallait pas plus pour que les pourfendeurs de la vitesse décrètent  la « loi de Nilsson » comme une loi divine.

Elle est (enfin) vérifiée.

Depuis et jusqu’à maintenant, la formule a été imposée à tous, et notamment les décideurs publics, comme un dogme car il est « communément admis » qu'elle était vraie.

Force est de constater pourtant que la sécurité routière n'est pas une science et ne répond à aucune règle mathématique.

Toutefois, si une vérité doit être posée c’est bien celle qui consiste à reconnaitre que deux corps en mouvements ont statistiquement plus de risque de se percuter que s'ils demeurent immobiles.

Sur ce seul point, la vitesse est statistiquement plus dangereuse bien que l'immobilisme peut se révéler, dans certains cas, tout aussi redoutable. Imposée et justifiée une réduction de la vitesse fondée aveuglement sur une règle qui n’en est pas une procède de l’escroquerie intellectuelle.

L'expérimentation de la vitesse à 80 km/h est une bonne chose, meilleure en tout cas qu'une généralisation sans étude.

D’aucuns diraient que les chiffres sont comme les gens, si on les torture assez, on peut leurs faire dire n'importe quoi. Mais peut-on objectivement et raisonnablement penser que la baisse de la vitesse a une incidence automatique car mathématique sur le nombre de décès ?

Si tel était le cas, a contrario, l'augmentation de la vitesse aurait inévitablement un effet inverse. Une loi de la sécurité routière décrétée comme scientifique l'est nécessairement dans les deux sens.

« 1 km/h en moins = 4 % de morts en moins » = « 25 km/h en moins = 0 morts sur les routes » ! et au-delà de 25 km/h en moins ?

Appliquée mathématiquement, il suffirait alors de réduire la vitesse de 25 km/h pour qu'il n'y ait plus aucun mort sur les routes de France et de plus encore pour ressusciter les morts.

Plus préoccupant encore, les chiffres de la sécurité routière démontrent par eux-mêmes que cette formule a été extraite sur une période donnée pour être révélée.

Les chiffres de l'Observatoire national interministériel de sécurité routière contredisent ladite formule.

Selon cette à « loi », cette évolution de - 14 % a pour résultante une réduction  de la vitesse moyenne de circulation (VMC) de 4 km/h (« 1 km/h en moins = 4 % de morts en moins »  14 % de morts en moins = vitesse réduite de +/- 4 km/h.)

Que disent les chiffres, sinon le contraire !

Pendant cette même période de 1998 à 2002, et alors que la vitesse moyenne a augmenté le nombre de décès a diminué.

Enfin, et alors que la chute de l'insécurité routière en 2003 a été de - 26 %, la vitesse moyenne de circulation a été stable.

Il existe aujourd'hui une telle focalisation sur la vitesse qu'on oublie que de 1999 à 2002 : le nombre de tués a baissé de 9,80 % (8 029 en 1999 et 7 242 en 2002) alors que la vitesse moyenne a été en légère hausse (stable sur les routes, stable en milieu urbain et en hausse de +3% sur les autoroutes).  

Affirmer que l’abaissement de la vitesse a nécessairement et mathématiquement un effet sur le nombre de tués, est un mensonge.

 

 

 

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